{"id":667,"date":"2022-01-17T09:23:14","date_gmt":"2022-01-17T08:23:14","guid":{"rendered":"http:\/\/blogs.hec.uliege.be\/~bloghec\/?p=667"},"modified":"2022-03-02T19:41:22","modified_gmt":"2022-03-02T18:41:22","slug":"changement-de-priorites-transfert-modal","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/blogs.hec.uliege.be\/~bloghec\/index.php\/2022\/01\/17\/changement-de-priorites-transfert-modal\/","title":{"rendered":"Changement de priorit\u00e9s : transfert modal"},"content":{"rendered":"<p><em>Article extrait du magazine \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.lqj.uliege.be\/cms\/c_15398258\/fr\/changement-de-priorites\">Le Quinzi\u00e8me Jour<\/a>\u00a0\u00bb de l&rsquo;ULi\u00e8ge<\/em><br \/>\n<em>Dossier Philippe Lecrenier &#8211; Photos Jean-Louis Wertz<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"u-dropcap\">L\u2019injonction d\u2019un transfert modal plus durable gagne la sph\u00e8re publique. S\u2019y int\u00e9ressant de pr\u00e8s, Mario Cools, professeur en transports et mobilit\u00e9 au d\u00e9partement Argenco de l\u2019ULi\u00e8ge, s\u2019est derni\u00e8rement pench\u00e9 sur la volont\u00e9 des \u00e9tudiant\u00b7e\u00b7s du pays de continuer de prendre l\u2019avion. Une volont\u00e9 qui, \u00e9tonnamment, ne diminue pas sensiblement. \u00ab&nbsp;<em>Cela s\u2019explique notamment par le prix des billets<\/em>, note le chercheur,&nbsp;<em>fortement comp\u00e9titifs par rapport \u00e0 des alternatives comme le train de nuit. Par contre, les \u00e9tudiants interrog\u00e9s sont pr\u00eats \u00e0 compenser leur vol par une taxe qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve en moyenne \u00e0 11 euros par tonne de CO<sub>2<\/sub>, une somme qui augmente l\u00e9g\u00e8rement pour les vols de courte distance. C\u2019est une noble intention, mais qui ne couvre pas tout. Actuellement, les droits d\u2019\u00e9mission de CO<sub>2<\/sub>&nbsp;s\u2019\u00e9l\u00e8vent \u00e0 65 euros la tonne.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p>Les consciences \u00e9voluent donc plus rapidement que les pratiques. Le confort, le prix, la facilit\u00e9 participent \u00e0 cette inertie. \u00ab&nbsp;<em>C\u2019est ce qu\u2019on doit chercher \u00e0 influencer. \u00c0 l\u2019ULi\u00e8ge, un budget doit par exemple \u00eatre d\u00e9gag\u00e9 pour inciter les \u00e9tudiants \u00e0 privil\u00e9gier des alternatives plus vertes, quand c\u2019est possible.<\/em>&nbsp;\u00bb La mobilit\u00e9 n\u2019\u00e9voluera pas exclusivement par la bonne conscience citoyenne. Il s\u2019agit d\u2019un jeu d\u2019\u00e9quilibriste entre l\u2019ergonomie des services propos\u00e9s, l\u2019innovation politique, les initiatives institutionnelles, les choix de taxations et d\u2019incitants&#8230;<\/p>\n<p><strong>Sart-Tilman, cas d\u2019\u00e9cole<\/strong><\/p>\n<p>Surplombant l\u2019effervescence urbaine, isol\u00e9 dans un \u00e9crin de nature \u00e0 l\u2019acc\u00e8s difficile, le campus du Sart-Tilman r\u00e9pond \u00e0 sa propre r\u00e9alit\u00e9. Pourtant, lorsqu\u2019on s\u2019y int\u00e9resse, s\u2019esquisse une probl\u00e9matique universelle face \u00e0 laquelle les villes sont confront\u00e9es. Le lieu s\u2019inscrit dans les logiques de p\u00e9riurbanisation amorc\u00e9es dans les ann\u00e9es 1960&#8230; Une aberration, aujourd\u2019hui. \u00ab&nbsp;<em>La question de la mobilit\u00e9 se posait peu \u00e0 l\u2019\u00e9poque<\/em>, souligne Mario Cools.&nbsp;<em>La plupart des campus, en Belgique, ont \u00e9t\u00e9 construits en dehors des villes. Or, pourquoi se d\u00e9place-t-on ? Parce que nos lieux de r\u00e9sidence et d\u2019activit\u00e9s sociales et culturelles sont \u00e9loign\u00e9s de nos lieux de travail. C\u2019est un d\u00e9s\u00e9quilibre territorial qu\u2019on ne peut r\u00e9soudre que par un flux de transport.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p>Alors que le Sart-Tilman est avec Herstal et le centre de Li\u00e8ge l\u2019un des trois grands p\u00f4les d\u2019emploi de la r\u00e9gion, sa situation constitue un v\u00e9ritable casse-t\u00eate \u00e0 tout qui s\u2019emploierait \u00e0 proposer un transport multimodal efficace pour le desservir. La voiture personnelle reste le principal mode de transport, suivie de pr\u00e8s par les bus du TEC, et, loin derri\u00e8re, par le covoiturage. Et si leur fraction est faible, il serait grossier de ne pas saluer les quelques dizaines d\u2019irr\u00e9ductibles cyclistes qui bravent la d\u00e9clivit\u00e9 du parcours. \u00ab&nbsp;<em>La d\u00e9mocratisation du v\u00e9lo \u00e9lectrique devrait favoriser cette pratique<\/em>, admet le chercheur.&nbsp;<em>Il reste cependant des tron\u00e7ons particuli\u00e8rement dangereux entre Li\u00e8ge et le campus. Ils ne sont pas nombreux, mais ils sont dissuasifs. Les v\u00e9los repr\u00e9sentent en outre des investissements importants et les parkings s\u00e9curis\u00e9s, tant en ville qu\u2019au Sart-Tilman, doivent \u00eatre bien plus nombreux.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p>La fr\u00e9quentation du TEC, elle, atteint un plafond de verre. \u00ab&nbsp;<em>La \u201cgratuit\u00e9\u201d \u2013 que la collectivit\u00e9 paie d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre \u2013 n\u2019est pas une solution. Elle op\u00e8re un transfert de pi\u00e9tons et de cyclistes vers le bus, mais n\u2019a que peu d\u2019influence sur la motivation des propri\u00e9taires d\u2019une voiture. Pour les s\u00e9duire, le bus doit, au minimum, devenir une alternative aussi rapide et nous en sommes tr\u00e8s loin. Prioriser les transports en commun ainsi que des pistes cyclables s\u00e9curis\u00e9es rel\u00e8ve avant tout d\u2019une vision et d\u2019une ambition politiques. Une fois que ces infrastructures sont mises en place, que les offres de locations de v\u00e9los, de voitures partag\u00e9es ou de trottinettes se multiplient, les usages et les mentalit\u00e9s \u00e9voluent presque naturellement. Cela s\u2019est observ\u00e9 dans de nombreuses villes, comme Copenhague, Amsterdam et, plus r\u00e9cemment, Bruxelles. ISAAC, une r\u00e9cente \u00e9tude comparative \u00e0 laquelle j\u2019ai particip\u00e9, montre que sur neuf villes europ\u00e9ennes, Li\u00e8ge est l\u2019une des meilleures concernant le comportement li\u00e9 \u00e0 la marche. Elle est par contre en queue de peloton en ce qui concerne le v\u00e9lo. C\u2019est bien parce que les trottoirs et zones pi\u00e9tonnes y sont larges et bien am\u00e9nag\u00e9es, \u00e0 l\u2019inverse des infrastructures pour cyclistes.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p>Pour Mario Cools, le tram, qui devait relier les grands p\u00f4les d\u2019activit\u00e9 de la ville, est une occasion manqu\u00e9e de rem\u00e9dier \u00e0 l\u2019isolement du campus. \u00ab&nbsp;<em>Certes, la d\u00e9clivit\u00e9 est importante, mais de rapides calculs concluaient \u00e0 la faisabilit\u00e9 de cet am\u00e9nagement. Des villes comme Lisbonne et San Francisco le montrent d\u2019ailleurs dans la pratique. Une mani\u00e8re de corriger ce manquement pourrait \u00eatre la construction d\u2019un t\u00e9l\u00e9ph\u00e9rique1, qui partirait d\u2019un n\u0153ud multimodal contenant un parking de type P+R, un arr\u00eat de tram et un arr\u00eat de bus. \u00c0 cet \u00e9gard, syst\u00e9matiser des parkings de type P+R aux abords des villes est l\u2019une des cl\u00e9s de la multimodalit\u00e9, pour autant que leurs connexions soient efficaces et rapides, comme c\u2019est le cas \u00e0 Anvers ou \u00e0 Amsterdam.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p>Une tendance, appuy\u00e9e par les nouvelles technologies, devrait \u00e0 terme faciliter un usage fluide de la multimodalit\u00e9 : c\u2019est le cas de \u201cMobility as a Service\u201d (MaaS). Un seul abonnement multimodal donnerait acc\u00e8s \u00e0 tous les moyens de transport. Ce service serait accompagn\u00e9 d\u2019une application conviviale, qui offrirait aux usagers le meilleur moyen de se d\u00e9placer, en combinant en temps r\u00e9el les diff\u00e9rents modes possibles pour un m\u00eame trajet.<\/p>\n<p><strong>Du cargo au drone<\/strong><\/p>\n<p>Professeure de logistique \u00e0 HEC-ULi\u00e8ge, Sabine Limbourg chapeaute de nombreux projets questionnant et concr\u00e9tisant des pratiques plus responsables et plus efficaces du transport de marchandises. D\u00e8s sa th\u00e8se de doctorat, elle en a fait son cheval de bataille, partant de l\u2019\u00e9tude du transport intermodal sur de longues distances pour progressivement descendre d\u2019\u00e9chelle jusqu\u2019\u00e0 la logistique urbaine. \u00ab&nbsp;<em>Dans le cadre d\u2019un financement de BELSPO, et en partenariat avec l\u2019\u00e9quipe de la Pr Ang\u00e9lique L\u00e9onard, de la facult\u00e9 des Sciences appliqu\u00e9es, nous avons pu \u00e9tudier l\u2019impact environnemental li\u00e9 au transport europ\u00e9en au d\u00e9part ou en direction de la Belgique, en int\u00e9grant des analyses de cycle de vie. Ce qui nous permettait de remar- quer les \u00e9ventuels reports d\u2019\u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre (GES). Aujourd\u2019hui, nous poursuivons des projets en partie financ\u00e9s par la R\u00e9gion wallonne.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p>La logistique urbaine a vu l\u2019\u00e9mergence de transporteurs plus verts, dont les v\u00e9los cargos. \u00ab&nbsp;<em>Leur principale limite<\/em>, intervient Florian Peters, ing\u00e9nieur informaticien,&nbsp;<em>reste leur champ d\u2019action. La plateforme City Line, pr\u00e9vue pour la fin de l\u2019ann\u00e9e 2022, leur permettra de collaborer avec d\u2019autres transporteurs, plus ou moins verts selon la distance \u00e0 parcourir. L\u2019enjeu, en combinant ces services, sera de diminuer les co\u00fbts et l\u2019impact environnemental des livraisons de colis en camionnette.<\/em>&nbsp;\u00bb Dans un premier temps, Justin Fraselle, de la facult\u00e9 des Sciences appliqu\u00e9es, a r\u00e9alis\u00e9 une s\u00e9rie d\u2019analyses de cycles de vie, notamment pour les v\u00e9los \u00e9lectriques. Laura Vidal a d\u00e9frich\u00e9 le terrain en proposant notamment les contrats-cadres pour les partenariats logistiques et Florian Peters planche actuellement sur la mod\u00e9lisation et la cr\u00e9ation des algorithmes qui optimiseront ces transports intermodaux.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9volution des villes cong\u00e9die progressivement la voiture de leurs centres. Grand usager des r\u00e9seaux urbains et soucieux de diminuer son empreinte carbone, bpost compare son mod\u00e8le de fonctionnement actuel \u00e0 des alternatives en phase avec cette tendance. \u00ab&nbsp;<em>Une partie de la solution consiste \u00e0 remplacer les voitures thermiques par des voitures \u00e9lectriques, mais \u00e7a ne r\u00e9soudra pas les difficult\u00e9s li\u00e9es au stationnement ou \u00e0 la congestion automobile<\/em>, explique Tanguy Baiwir, chercheur \u00e0 HEC Li\u00e8ge, charg\u00e9 de mod\u00e9liser diff\u00e9rents sc\u00e9narios de travail de bpost.&nbsp;<em>Le v\u00e9lo \u00e9lectrique est l\u2019un des enjeux centraux de cette transition<\/em>&nbsp;\u00bb. Il n\u00e9cessite toutefois une r\u00e9organisation compl\u00e8te du travail, reste difficile \u00e0 d\u00e9ployer dans les quartiers plus vallonn\u00e9s, et son adh\u00e9sion est plus ou moins efficace selon la culture de la ville. Un mod\u00e8le \u201ccl\u00e9-sur-porte\u201d ne pourra donc pas \u00eatre propos\u00e9 pour l\u2019ensemble du territoire. \u00ab&nbsp;<em>Dans un premier temps, nous focalisons les analyses sur trois villes dans lesquelles existent ou seront envisag\u00e9s des projets pilotes : Namur, Bruxelles et Malines.<\/em>&nbsp;\u00bb Cette derni\u00e8re n\u2019a que peu de d\u00e9nivel\u00e9s, et le v\u00e9lo y est d\u00e9j\u00e0 bien implant\u00e9. La capitale est en pleine transition, ce qui rend son observation fortement enrichissante. Namur reste encore dans un mod\u00e8le plus traditionnel et il est int\u00e9ressant de r\u00e9pertorier ses diff\u00e9rentes possibilit\u00e9s.<\/p>\n<p>Le transfert multimodal promet d\u2019\u00eatre aussi vari\u00e9 que le sera notre imaginaire. \u00ab&nbsp;<em>Il y a deux ans<\/em>, poursuit la Pr Sabine Limbourg,&nbsp;<em>J\u00e9r\u00e9my Dhote et moi avons \u00e9tudi\u00e9 la faisabilit\u00e9 de transports de produits biologiques par drone, des \u00e9chantillons sanguins \u00e0 transporter d\u2019un h\u00f4pital \u00e0 un centre d\u2019analyse par exemple, ce qui \u00e9viterait l\u2019utilisation d\u2019une voiture pour de petites livraisons. Des essais r\u00e9els ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9s \u00e0 Anvers.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p><strong>Le lampadaire syst\u00e9mique<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019ampoule LED d\u2019un lampadaire peut-elle d\u00e9boucher sur une question li\u00e9e \u00e0 la mobilit\u00e9 ? Le projet de doctorat d\u2019\u00c9lodie Bebronne, ing\u00e9nieure de gestion et ing\u00e9nieure industrielle, semble le d\u00e9montrer. Sous la direction de Sabine Limbourg, en partenariat avec Mario Cools et Jan Bogaert, professeur \u00e0 Gembloux Agro-Bio Tech, la chercheuse peaufine des mod\u00e8les permettant d\u2019enrayer la fragmentation des paysages. \u00ab&nbsp;<em>Nos activit\u00e9s et nos infrastructures atrophient les zones d\u2019habitat des esp\u00e8ces animales, et surtout, les fragmentent. L\u2019incidence en termes de diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique et de mortalit\u00e9 des esp\u00e8ces est \u00e9norme. Mon travail consiste \u00e0 optimiser des couloirs de biodiversit\u00e9, autrement dit, des chemins reliant des zones isol\u00e9es.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p>Dans un premier temps, c\u2019est aux couloirs noirs qu\u2019\u00e9lodie Bebronne s\u2019int\u00e9resse. \u00ab&nbsp;<em>La lumi\u00e8re des lampadaires attire certaines esp\u00e8ces nocturnes, les d\u00e9vie de leur trajectoire et les surexpose aux pr\u00e9dateurs, ce qui d\u00e9s\u00e9quilibre toute la cha\u00eene alimentaire. Un ph\u00e9nom\u00e8ne d\u2019attraction renforc\u00e9 par le blanc et le bleu pr\u00e9sents dans le LED. On estime qu\u2019en \u00e9t\u00e9, 150 insectes meurent chaque nuit autour d\u2019un lampadaire. Le SPW a recens\u00e9 38 000 points lumineux que l\u2019on pourrait remettre en cause, en raison de leur utilit\u00e9 ou de leur proximit\u00e9 d\u2019une zone naturelle. Une premi\u00e8re partie de ma recherche vise \u00e0 fournir un outil pour d\u00e9terminer quels points peuvent \u00eatre supprim\u00e9s.<\/em>&nbsp;\u00bb D\u2019autres couloirs, verts (de v\u00e9g\u00e9tation) ou bleus (en tenant compte de la navigation ou m\u00eame en cr\u00e9ant un r\u00e9seau de mares pour favoriser la circulation des grenouilles ou des oiseaux), sont aussi \u00e0 l\u2019\u00e9tude. \u00e9lodie Bebronne s\u2019attelle plut\u00f4t \u00e0 des notions de gestion, de co\u00fbt de ces am\u00e9nagements, de plus-value \u00e9conomique \u2013 puisque la nature est g\u00e9n\u00e9ratrice de revenus \u2013, biologique et environnementale. Elle fournira des mod\u00e8les g\u00e9n\u00e9riques utiles aux d\u00e9cideurs, adaptables aux paysages et aux esp\u00e8ces.<\/p>\n<p>Penser la mobilit\u00e9, c\u2019est \u00e9videmment chercher \u00e0 la r\u00e9duire. Pour le Sart-Tilman, ce serait imaginer une urbanisation culturellement et socialement riche autour du campus pour y favoriser le d\u00e9ploiement de zones r\u00e9sidentielles attractives. \u00ab&nbsp;<em>Ou alors rapatrier une partie de ses activit\u00e9s au centre de Li\u00e8ge<\/em>&nbsp;\u00bb, sourit Mario Cools. Dans le domaine de la logistique, c\u2019est davantage r\u00e9fl\u00e9chir les produits dans leur cycle de vie, de la production \u00e0 la livraison en passant par les m\u00e9thodes de stockage, ou en pesant davantage leur interchangeabilit\u00e9. Mais si on peut r\u00e9duire le transport, on ne pourra jamais composer sans, et ce n\u2019est pas l\u2019enjeu. L\u2019\u00eatre humain s\u2019est toujours d\u00e9plac\u00e9, se d\u00e9placera toujours : il nous reste \u00e0 d\u00e9terminer comment.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article extrait du magazine \u00ab\u00a0Le Quinzi\u00e8me Jour\u00a0\u00bb de l&rsquo;ULi\u00e8ge Dossier Philippe Lecrenier &#8211; Photos Jean-Louis Wertz &nbsp; L\u2019injonction d\u2019un transfert modal plus durable gagne la sph\u00e8re publique. 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